The Vryll Society – Course of the Satellite

(Deltasonic Records)

Au risque de disparaître des écrans radars d’une presse musicale pour laquelle tout va toujours plus vite, les Anglais de The Vryll Society ont sagement décidé de prendre leur temps, soucieux de façonner dans les moindres détails ce premier long format très attendu de l’autre côté de la Manche. Découverts en 2015 avec leur premier single Deep Blue Skies, les cinq de Liverpool délivrent un mélange étourdissant de space rock et de pop psyché, le tout drapé d’un étrange voile synthétique. Résolument moderne dans la production, ce Course of the Satellite longuement infusé est un pur produit de son époque, à la fois pop, décomplexé, érudit et hétéroclite. Mike Ellis et ses hommes aiment les pédales wah-wah et les rythmiques hypnotiques des 70’s, mais ne se contentent pas d’une simple redite des fondamentaux du rock cosmique. Au fil des onze titres de ce premier album, des fragments de funk, de shoegaze et de trip-hop se télescopent sur une trame mélodique plus complexe qu’il n’y paraît. Tout cela pourrait faire croire à une version anglaise de Tame Impala, mais les écoutes successives (et de préférence au casque) laissent entrevoir une profondeur de champ autrement plus alléchante que chez leurs cousins australiens. Si Liverpool tire avant tout sa réputation d’un incroyable vivier de songwriters au classicisme revendiqué, The Vryll Society atteste du fait que les Scousers se sentent également concernés par l’avenir de la pop.

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http://deltasonicrecords.co.uk/

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