Nicolas Vidal – Bleu Piscine

(Autoproduit)

La bande son de votre été sera Bleu Piscine.

Dans quelques jours vous serez en train de vous prélasser au soleil ou à l’ombre d’un parasol, au bord de la mer, d’une piscine, d’une rivière dans des montagnes escarpées ou au bureau pour bosser. Bleu Piscine sera votre « pause musicale réglementaire » pour recharger vos batteries. Un diabolo menthe à la main et un stylo dans l’autre,  pour rédiger un compte-rendu de réunion ou pour écrire des cartes postales à vos amiEs. On vous explique pourquoi.

Nicolas Vidal, c’est le pop boy par excellence. Un dandy parisien, un voyageur qui n’a pas de frontières. Il s’est lancé en solo depuis peu pour assouvir son envie de partager, créer et rencontrer avec son magazine en ligne Faces Zine. Nicolas Vidal, c’est un dictionnaire ambulant de la pop franco-britannique. C’est une personne aux multiples facettes que l’on est heureux de retrouver sur un troisième album inspiré et inspirant. Bleu Piscine a été écrit entre Paris, la Corse et Bangkok, et c’est avec l’aide de Valentin Aubert (Aube) à la production que Nicolas va s’envoler vers d’autres horizons. Quand on a des idoles, il est parfois difficile de s’en détacher, on pense évidemment à Etienne Daho mais Nicolas avec ses textes et ses mélodies nous fait vite oublier ce rapprochement facile. Les textes sont soignés, les arrangements subtils. Onze chansons pop où une certaine mélancolie et une certaine désillusion émergent de temps en temps.
L’album commence sur AR (mon Amour), un aller/retour dans l’univers de l’artiste : voix douce, rythme électro-pop, on chante le départ, la rupture sur une rythmique légère, la tête dodeline avec le reste. Sur TRANSE, Nicolas chante sur la question de genre, un sujet de société, qui amène son flot de passion : rejet, acceptation, violence ou compréhension. La chanson Été Dandy commence par quelques notes de piano pour se terminer sur cette même boucle, entre les deux, une mélodie électro et des paroles qui vous suggèrent insidieusement des images fantasques. Sur Balboa, Nicolas Vidal enfile ses gants de boxe, savoir se relever et se défendre quand il le faut, il le fait avec des mots, sa vraie force. On ne reviendra pas sur la chanson Pop Boy à Paris et sur tout le bien qu’on en pense, mais vous pouvez vous en faire une idée avec le clip ci-dessous.

Sur John, Nicolas invite Une Femme Mariée (aka Constance Petrelli), que l’on croise de temps en temps sur le blog de Pascal Blua Stereographics (elle y présente d’ailleurs Nicolas Vidal). Cette chanson est hyper addictive, un refrain entêtant que l’on se surprend à reprendre facilement. On enchaîne sur le titre Bleu Piscine qui a donné le nom à l’album ; une mélodie et encore un refrain hyper catchy, il y a toujours cette touche mélancolique que nous aimons chez lui sur des rythmes électro chaloupés. Sur L’Amour qui Penche? on image bien Lio ou Elli Medeiros le rejoindre sur scène pour un duo improvisé. Nicolas Vidal nous confiait il y a quelques semaines que la chanson Roche avait été composée lors d’un séjour en Corse ; écoutez les paroles et vous pourrez y retrouver quelques indices. Sur La Vie d’Avant, Nicolas Vidal regarde dans le rétroviseur de sa vie passée, on s’y retrouve tous un peu, c’est bien trouvé et encore une fois la mélodie est bien trouvée. On termine l’album par Sous ton Ombrelle, probablement la chanson la plus touchante de Bleu Piscine. Encore une fois, Nicolas se met à nu, dépouillé de tout artifice, accompagné d’un piano, d’une douce rythmique, il chante notre vie. Avec Bleu Piscine, Nicolas Vidal franchit un cap, se débarrasse petit à petit de ses influences. On a aimé le rejoindre dans le grand bain pour écouter ses chansons.

Discographie
Des Ecchymoses – 2011
Les nuits sereines n’existent pas – 2016
Bleu Piscine – 2018

https://nicolasvidal.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/nicolasvidalparker