Mammoth Penguins – There Is No Fight We Can’t Both Win

(Fika Recordings)

Entre le remarquable premier essai d’Elva (le projet de l’ex-Allo Darlin Elizabeth Morris), le nouvel album des bondissants Martha et le retour prochain de Rob Pursey et Amelia Fletcher (ex-Talulah Gosh, Heavenly) avec The Catenary Wires, le défunt label Fortuna Pop! est plus que jamais présent dans l’actualité de la sphère indie pop. Autres anciens pensionnaires de la vénérable structure de Brixton, Mammoth Penguins ne sont pas en reste avec la sortie de leur troisième album, There Is No Fight We Can’t Both Win.

Fort de l’expérience acquise avec John Doe (2017), un album-concept surprenant et ambitieux sur lequel il avait choisi d’accueillir cordes, claviers et samples en tout genre, le groupe de Cambridge revient ici aux fondamentaux de la formule ″power trio″ de ses débuts, tout en étoffant légèrement sa palette instrumentale (de fines touches synthétiques par ci, un peu de violoncelle par là). Soutenue par une section rythmique tout en robustesse formée par le bassiste Mark Boxall et le batteur Tom Barden, la chanteuse-guitariste Emma Kupa (Standard Fare, The Hayman Kupa Band) exprime ses états d’âme avec une conviction et une sincérité peu communes. Parvenant ainsi à installer une véritable proximité avec l’auditeur, la demoiselle se livre à cœur ouvert au fil de ces onze chansons agiles et frondeuses, aux mélodies souvent poignantes (Closer, I Wanna, Put It All On You).

There Is No Fight We Can’t Both Win est un disque à conseiller aux fans du Wedding Present, de Comet Gain ou d’Hefner et, plus généralement, à tous les amateurs de pop à guitare vigoureuse et sensible.

Discographie
Hide and Seek (2015)
John Doe (2017)
There’s No Fight We Can’t Both Win (2019)

Mammoth Penguins
Bandcamp
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