Les Secrets les Mieux Gardés de la Pop (33) : Elrichman

Heaven’s Mayor, le deuxième album d’Elrichman, va sortir le 4 septembre sur le label Bobo Integral Records du musicien espagnol Gonzalo Marcos (El Palacio de Linares, The Boys With The Perpetual Nervousness). Son auteur-compositeur-multi instrumentiste, Paul Erlichman, qui officie entre autres également au sein de Goosebump (ex Germaphobes) et de Ducks Unlimited, a évoqué avec nous la genèse de ce nouvel album ainsi que certains des artistes qui l’ont inspiré au fil des années, de Weird Al Yankovic à Charles Mingus. 

Bonjour Paul, où est-ce que tu as grandi et est-ce que cet endroit t’a inspiré pour tes chansons ?
J’ai grandi à Ottawa, dans l’Ontario et j’y ai vécu jusqu’à mes 13 ans. Pour être honnête, je n’irais pas jusqu’à dire que ça m’a inspiré dans ma musique. C’est une ville gouvernementale très propre. On a ensuite déménagé à Toronto. J’ai pu y vivre l’expérience de jouer dans des groupes quand j’étais ado et je suis allé à des concerts, cette période m’inspire toujours.

Est-ce qu’il y avait beaucoup de musique à la maison, des musiciens ? 
Oui, on écoutait des trucs très variés, surtout grâce à ma mère. Du jazz et du classique, du rock des années 60, du vieil americana et du gospel, avec un peu de ce qui était en vogue à l’époque, comme Annie Lennox et Alanis Morrisette. Mon père a joué un peu de violon et de piano mais j’étais généralement celui qui faisait le plus de bruit musical à la maison !
Est-ce que tu te souviens quelles chansons ont eu le plus grand impact sur toi quand tu étais gamin ?

Disons que de l’âge de 7 à 11 ans, j’écoutais pas mal Weird Al Yankovic et les Beatles, c’était mon choix donc je suppose que ça m’a influencé. Mais il y a aussi plein de trucs que j’entendais à la maison qui ont dû être mixés par mon cerveau. Je me rappelle que j’étais intrigué par des titres qui avaient de lignes de basses à mon sens funky, par exemple Hora Decubitus de Charles Mingus ou I’ll Tell Me Ma de Van Morrison and the Chieftans, qui pour le coup n’est pas du tout funky!

Est-ce que tu aurais une petite anecdote amusante d’enfance à me raconter ?
Quand j’étais très jeune, quand je voyais les canards en train de mettre leurs têtes sous l’eau et plonger pour essayer d’attraper des vers par exemple, je pensais que qu’ils étaient en train de chanter.
Quelle est la première chanson que tu as écoutée aujourd’hui ? 
Hora Decubitus, en préparant l’interview parce que je n’arrivais plus à me rappeler du titre 🙂

Est-ce qu’il y a une chanson qui te fait pleurer ?  
Oh oui plein de chansons me chamboulent. L’autre jour, j’ai écouté Woke Up Laughing de Robert Palmer, ça m’a retourné je ne sais pas exactement pourquoi. Et aussi n’importe quelle chanson avec plein d’accords suspendus (dans lesquels les tierces, majeure ou mineure, sont omises).
Quelle chanson d’un autre artiste aurais-tu aimé avoir écrit ?
Oh, des tonnes. Je me dis parfois que je suis tellement habitué à ma manière d’écrire que j’aimerais bien avoir écrit une chanson écrite par quelqu’un d’autre ! Eh bien disons par exemple Dancing in the Dark de Springsteen, une grande chanson pop sur la dépression.
A part des musiciens, qui t’inspire le plus ?
Disons que depuis ces derniers mois, en tant qu’être humain je suis extrêmement admiratif du travail effectué par ceux qui utilisent leur temps à prêter assistance aux autres. J’ai eu beaucoup de chance de bénéficier d’une vie confortable, et tous ceux que je connais qui dédient leur temps et énergie au nombre chaque jour grandissant de causes pour la justice social (et plus!), m’inspirent.
Elrichman
Est-ce que tu as un endroit et un instrument privilégiés pour composer ?

J’écris toujours les paroles en premier, c’est pour moi plus simple de sculpter une mélodie autour de mots que le contraire. Je compose le plus souvent à la guitare, mais dès que je me rends compte que je m’oriente vers les mêmes accords/formes/idées, je passe au piano. Et j’écris une chanson où que ce soit!

Elrichman

Qu’est-ce que tu pourrais me dire de ton nouvel album, Heaven’s Mayor, qui va sortir le 4 Septembre prochain ?
Je l’ai enregistré l’été dernier, et c’était au départ surtout un prétexte pour pouvoir travailler avec une bande de musiciens talentueux de Toronto que je connaissais mais avec lesquels je n’avais jamais collaboré, comme le batteur Jon Pappo par exemple. Je voulais un peu plus de lustre que sur mes précédents albums solos ou que ceux de mon groupe, Goosebump, j’ai donc ajouté des arrangements de cordes. Pour dire vrai, je n’ai pas essayé de créer tel ou tel style musical, mais j’espérais que ma personnalité, mon idiosyncrasie, seraient suffisantes à mettre en place un son suffisamment unique pour qu’il soit reconnaissable entre tous, ce qui a peut-être fonctionné, ou pas!

A la première écoute d’Heaven’s Mayor, j’ai un peu pensé un peu à l’esprit de l’album McGear de Mike McCartney. Est-ce que ça pourrait faire parie de tes influences inconscientes ?

McGear ! Bien que j’aie beaucoup écouté Macca à une certaine période, je n’ai pas encore exploré l’œuvre de son frère. Je vais m’y mettre. Donc s’il m’a inspiré, c’est vraiment de manière inconsciente !
Laquelle de tes chansons choisirais-tu pour illustrer cette interview ?  
N’importe laquelle, mais peut-être Cop on a Horse ?

Discographie d’Elrichman

Young, Healthy and Wonderful (2014)
Heaven’s Mayor (2020)

https://elrichman.bandcamp.com/

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