Les Secrets les Mieux Gardés de la Pop (26) : Lispector

Julie Margat, alias Lispector, vient de sortir son 22ème album, Small Town Graffiti, chez Teenage Menopause Records. Cette « stakhanoviste de l’enregistrement de salon », comme la définit bien la bio de son site internet, enregistre presque tout toute seule à la maison depuis 1996 et ses premières démos de Noël. A la veille du début d’une tournée en France, elle nous a parlé de l’enregistrement du petit dernier, d’Anne Sylvestre et de Philippe Chatel mais aussi de l’équipe de son club d’escrime.

Bonjour Julie, où est-ce que tu as grandi et est-ce que cet endroit t’a inspiré dans ta musique ?

J’ai grandi à Sarlat, en Dordogne. Et mis à part le chant des oiseaux, je ne pense pas que cette ville m’ait particulièrement influencée.

Est-ce qu’il y avait beaucoup de musique à la maison ? Des musiciens dans la famille ?

Il n’y a pas de musiciens dans ma famille, même si j’avais un oncle clarinettiste, un autre oncle prof de
batterie, et un troisième pianiste amateur. Enfant j’ai le souvenir très clair de la première fois où j’ai
entendu Le Poinçonneur des Lilas de Gainsbourg à la radio, les premières fois où j’ai écouté les Beatles en cassette aussi. Sinon, mes parents écoutaient un peu toujours les mêmes trucs dans la voiture : Jacques Brel, Georges Brassens, Alain Souchon, Gérard Manset. Mais depuis pas mal d’années, il n’y a plus que de la musique classique dans la maison de mes parents, et beaucoup d’opéras.

Est-ce que tu as une anecdote d’enfance rigolote (pas forcément liée à la musique) à me raconter

J’ai couru après un bus (dans lequel était installé mon club d’escrime de l’époque) qui était en train de
rouler. Je me souviens que je pensais réellement avoir une chance de le rattraper un peu comme l’avaient fait Superman ou Steve Austin (l’homme qui valait 3 Milliards) !


Quelle est la première chanson qui te vient à l’esprit ?

Uhmm, là tout de suite, une chanson d’Anne Sylvestre (que j’écoutais beaucoup enfant) qui dit “Qu’est-ce que je vais faire ? Je ne sais pas quoi faire, c’est pas amusant de jouer toute seule maman” et qui s’appelle Pour Aller Jouer Chez… J’ai énormément écouté Emilie Jolie de Philippe Chatel et les aventures de Tom Tom Tommy de Philippe Chatel aussi).

Est-ce qu’il y a un artiste, un album, vers lesquels tu reviens plus fréquemment que d’autres ?

J’ai envie de dire Prince, Around the World In A Day.

Quels artistes (non musiciens) ou personnes non connues t’ont le plus influencée ?

Je dirais Virginia Woolf, Une Chambre A Soi.

Quel est le premier disque qu’on t’a offert ?

Je ne m’en souviens pas vraiment. On ne m’a pas offert beaucoup de disques je crois…

Si tu pouvais voyager dans le temps, tu choisirais quelle période ?

Hmm, Je ne crois pas avoir envie de voyager dans le temps. Mais si je devais le faire, je choisirais
n’importe quelle époque, mais pas plus d’une journée.

Est-ce que tu as un endroit et un instrument privilégiés pour composer ?

En gros, pour “composer”, j’ai surtout besoin de pouvoir enregistrer sur plusieurs pistes. En plus de ça, je dois être dans un endroit où je me sens bien (généralement chez moi), et d’un clavier ou d’une guitare.

Est-ce que tu peux nous parler un peu de ton dernier album (inspiration, partenariats, thèmes,
similitudes et différences avec les précédents) ?

Et bien mon dernier album a été enregistré de la même façon que les autres : chez moi. Les chansons ont été enregistrées sur plusieurs années. L’album est donc une “collection” de morceaux qui allaient bien ensemble. J’aime bien travailler de façon assez inconsciente, pour ensuite trouver le fil commun. La grosse différence avec les précédents est que je voulais vraiment travailler les détails (notamment les intros et les outros), ce que je n’avais jamais vraiment fait avant, enregistrant et mixant habituellement dans l’urgence.

Cette fois, J’ai fait appel à Dorian Verdier de JC Satan (que je connais depuis des années) pour le mix. Ça a donc pris beaucoup plus de temps que d’habitude, car on a vraiment travaillé sur la “lisibilité” des batteries et des voix notamment (j’ai une tendance à accumuler plusieurs pistes au lieu d’en faire une qui aille droit au but, et il a donc bossé dans ce sens). Faire en sorte qu’on puisse entendre clairement ce que j’entends moi ! Une autre différence pour cet album est que j’ai fait appel à Teenage Menopause Records pour le sortir.

Est-ce que tu as prévu une tournée ?

Oui, je suis en tournée en janvier, un peu partout en France (du 13 au 25 janvier). Je serai sur scène avec une super équipe avec qui j’ai fait quelques concerts ces dernières années, équipe menée par Magic François Virot, sans qui je crois bien que je n’aurais plus fait de concert depuis un bail.

Quelle question aurais-tu aimé que je te pose ?

Il n’y en a pas je crois.

Est-ce qu’il y a une de tes chansons à laquelle tu t’identifies plus particulièrement ou qui a marqué une étape importante pour toi ?

Je dirais Winona Forever, que j’ai enregistrée assez vite après avoir commencé à enregistrer sur un
magnéto 4-pistes, il y a déjà plus de 20 ans… Damn !

www.lispector.com

Discographie

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