L’ascension de Mt. Misery

Après une première sortie solo très artisanale en mars 2018 (Memory, recueil de quatre titres édités au format cassette et seulement à 25 exemplaires), le jeune Andrew Smith a décidé d’assembler un véritable groupe pour s’attaquer à la scène et continuer à enregistrer chez lui, avec les moyens du bord, sous le nom de Mt. Misery. Andrew et ses camarades sont originaires d’Hartlepool, une petite ville côtière du Nord-Est de l’Angleterre frappée de plein fouet par la désindustrialisation et la pauvreté, où même l’espérance de vie est en recul. Pourtant, leurs pop songs nostalgiques semblent tout ignorer des ravages de l’austérité.

Mt. Misery
(DR)

A l’écoute de leur deuxième EP paru en avril dernier, un constat s’impose (du moins aux auditeurs de plus de 35 ans…) : si Mt. Misery était apparu il y a une vingtaine d’années, la formation aurait probablement trusté le haut des charts indés aux côtés de Badly Drawn Boy, de The Thrills et surtout des oubliés Ben & Jason, auxquels ils nous font très souvent penser. Certes, notre époque semble beaucoup moins disposée à célébrer des compositions à l’allure aussi sage, à la fois fragiles et voltigeuses (Lonely Pines) et toutes portées par une adresse mélodique sans faille (Tell Me What’s On Your Mind). Mt. Misery ont beau revendiquer des influences venues des grandes villes américaines (Chris Cohen et Real Estate en tête), leurs chansons ont surtout le charme discret des recoins cachés de la campagne britannique.

Mt. Misery
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