Florilège #015

 

Parce que la planète pop ne s’arrête jamais de tourner, les rédacteurs de Fanfare vous proposent de découvrir une sélection express de leurs derniers coups de cœur…

The Artisans – A Week of Wednesdays
Voilà un groupe dont le patronyme (clin d’œil à un titre d’Orange Juice de 1984) n’est pas galvaudé, puisque le quatuor anglais, auteur d’une certaine pop à l’ancienne, sait prendre son temps. Formés en 2014 et auteurs jusque là de seulement trois singles (certes remarquables), The Artisans s’apprêtent à sortir leur premier album en avril prochain. Pour nous mettre l’eau à la bouche, deux titres sont déjà en écoute dont ce brillant A Week of Wednesdays. Vivement le printemps ! (AB)


Den Baron – Bonving
Il faut remonter à l’an 2000 pour trouver trace des dernières productions discographiques de Den Baron, pensionnaire de l’inestimable label Allemand Apricot Records. Presque 20 ans après la compilation The Soundtrack of My Life et un split single partagé avec Brideshead (autre fer de lance de l’indiepop outre-Rhin ), le voici de retour frais comme un gardon avec deux chouettes titres dont l’enthousiasmant Bonving où il rend indirectement hommage aux fabuleux Eggstone (pour l’anecdote, le Bonving est un jeu de lancer de chaussures inventé par le trio suédois !). Reste à souhaiter la sortie d’un nouvel album avant 2040… (AB)


Biche – Kepler, Kepler
Avant la sortie de l’album La Nuit des Perséides le 26 avril prochain, le quintet parisien Biche nous fait de l’œil avec son joli monde psychédélique et ce Kepler, Kepler qui nous emmène vers des contrées inconnues. Parfait pour un printemps qui s’annonce ensoleillé. Dans tous les cas, il le sera dans nos têtes ! (CD)


Bubblegum Lemonade –  Our Mother’s House
″The Velvets meets the Byrds meets the Mary Chain″ : c’est ainsi que Laz McCluskey présente son projet Bubblegum Lemonade, et l’auditeur n’est pas trompé sur la marchandise. L’Écossais revient le mois prochain avec Desperately Seeking Sunshine, une nouvelle sucrerie dont le label Matinée Recordings nous dévoile d’ores et déjà trois extraits, parmi lesquels ce Our Mother’s House outrageusement pop et instantanément familier. (JS)

BÜCKLE / VOGT – Orange Blue
En voilà une bonne surprise et une belle rencontre musicale : Phillip Bückle aka Teamforest et Karen Vogt la voix du groupe australien Heligoland. Deux univers proches : Bückle connu pour son electronica et sa folk sensible et Vogt pour sa dream pop enivrante. Fin février on a pu découvrir un premier EP tout simplement magnifique, Before We Rise, paru sur le label Editions Furioso. On vous propose d’écouter Orange Blue, savant mélange de sonorité cold wave et trip-hop (vous prenez le meilleur du label Mo’Wax et des compilations Headz). La voix chaude et envoûtante de Karen plante le décor (dans ce registre, on pense aussi à Tracey Thorn), un peu plus de cinq minutes d’une mélancolie vaporeuse. Soudain les voix se croisent pour mieux s’enlacer, c’est vraiment superbe. On attend maintenant l’album avec impatience ! (CD)


The Catherines – Bitter Honey
Depuis 2017 , Heiko Schneider rend hommage à la crème de la pop anglaise, égrainant sur Bandcamp des chansons remarquablement auto-produites et fabriquées dans son home studio de Francfort. Alors que fin 2018 paraissait Cheers, premier album injustement passé inaperçu, l’occasion nous est donnée de réparer cette injustice avec la sortie d’une compilation des premiers singles sobrement intitulée The Catherines. Enfin, on ne pourra pas que se pâmer d’admiration à l’écoute du délicieux Bitter Honey, dernier single en date, qui fait se rencontrer avec bonheur les Beach Boys et les groupes de Creation Records. (AB)


Dead Man Walking – The Depth Of The Night
Cyril Perrin, ancien chanteur guitariste de Hall 21, mène depuis plusieurs mois un projet solo qui n’a pas laissé Fanfare indifférent. Ce Rennais livre un premier titre encourageant, qui devrait être suivi d’autres forfaits aussi convaincants. Le riff accrocheur de The Depth of the Night n’efface nullement la voix soignée de ce garçon plein d’entrain qui convoque Bob Mould, Dominic Sonic et autres références 90’s de façon assez subtile. Dead Man Walking est donc à surveiller de près. (CD)


La Fille – Letting Go
Les Français ont La Femme, les Américains ont La Fille. Originaires de Seattle, Jay Louis (chant, guitare) et ses camarades viennent tout juste de livrer leur premier album Alright Already, enregistré avec Michael Benjamin Lerner (Telekinesis). Au programme, un concentré de power pop accrocheuse telle qu’on l’aime : accueillante, ultra-efficace et incisive. (JS)


Ally Kerr – Our town
Alors que paraît Upgrade Me, quatrième album d’Ally Kerr, il est temps de découvrir la pop finement ourlée d’un des secrets les mieux gardés des terres d’Ecosse.  Entre pop, folk et americana, l’auteur-compositeur-interprète n’a pas son pareil pour confectionner des mélodies sensibles accompagnées d’une instrumentation subtile et délicate, à la manière des regrettés Kings Of Convenience. (AB)


Kyrie Kristmanson – The Garden of Mrs. Woolf

Elle habite à Paris, elle vient du Canada et sort un nouvel EP, Mon Héroïne, sur le label IKI Records (Filago). Kyrie Kristmanson, c’est un peu la rencontre entre Goldfrapp, l’univers du groupe norvégien Bel Canto ou bien encore celui de Alison Moyet (Yazoo). Vous secouez bien fort et vous obtenez une chanson au croisement de la folk, de la new wave et du mystique. Ça vous semble improbable ? Vous n’avez plus qu’à cliquer ci-dessous pour vous faire une idée. Bon, on vous donne une autre petite sucrerie pour vous faire saliver : il y a aussi, sur cet EP, un duo avec Brendan – Dead Can Dance – Perry, pour les fans. (CD)


Marie-Flore – QCC

Nous avions craqué sur son premier album By the Dozen en 2014, écrit tout en anglais. Puis, comme un amour d’été, on est passé à quelqu’un d’autre. Et là, Marie-Flore vient nous rappeler notre amour musical passé, elle revient susurrer à nos oreilles ses mots, ses ambiances mais cette fois-ci en français avec une voix qui a changé, plus affirmée, plus mâture. La lolita a grandit et nous avec, elle semble avoir pris des coups dans sa vie et on comprend trop bien certaines situations. Des paroles touchantes pour un premier extrait d’un nouvel album à venir, Marie-Flore nous a remué, un peu, beaucoup, à la folie. (CD)

Mirror Decay – Radio
Nouveau venu sur la scène indiepop, le duo barcelonais Mirror Decay fait paraître un premier EP qui séduira les amateurs de mélodies aériennes, lumineuses et doucement mélancoliques qui ne sont pas sans rappeler Hater ou Alvvays. Des débuts prometteurs. (AB)


The Regrets – Swagger
Suite à un premier EP et quelques singles auto-produits, le combo de Seattle hébergé par l’excellent label Jigsaw Records (également basé à Seatle) remet le couvert avec cinq titres oscillant entre power pop et romances sixties comme sur ce séduisant Swagger délicieusement rétro, totalement swag ! (AB)


The Roves – Who’s Sleeping On The Throne
C’est sur le label espagnol Meritorio Records (The Maureens) que sortira le nouvel album des Anglais The Roves, All Those Freaks, le 12 avril prochain. Le premier extrait est prometteur et ce quatuor vous promet un périple dans les années soixante chez les Byrds, The Animals ou bien encore The Third Bardo, la voix de James Wing fait parfois penser à celle de Jeffrey Monn, ce côté cassé, décroché hyper sexy. On a hâte d’en écouter plus et pourquoi pas à Paris, le dimanche 24 mars, dans la salle Le Petit Bain. (CD)

Unlikely Friends – Ontario
Repéré en 2018 avec un excellent premier effort marqué par un fort penchant pour la power-pop des années 90, le projet parallèle de Charles Bert (chanteur-guitariste de Math and Physics Club) revient avec un album de reprises au format numérique, dont le concept est un hommage aux groupes du ″Pacific Northwest″ qui les ont influencés. Young Fresh Fellows, Beat Happening, Sonics, Mudhoney ou encore The Posies (Ontario) sont ainsi passé à la moulinette au cours de ce périple nostalgique et jubilatoire. (JS)


Harley Young – Barina Jean
Les quelques chanceux qui avaient eu l’occasion de découvrir Harley Young en 2014 étaient immédiatement tombés amoureux de son 1er album (Findley Parade) et notamment du formidable Margate GF, savoureux croisement entre Jonathan Richman et les Go-Betweens. L’Australien revient avec un nouvel album du même acabit au titre évocateur : Little Songs For Big People. (AB)

 

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